Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Burn after Reading

de Joel et Ethan Coen - Etats-Unis - 2008

Critique publiée par datsssit - le 18/12/2014
1ere L, Napoléon,
L'Aigle

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Burn After Reading

Quand Linda Litzke (Frances McDormand), une quarantenaire travaillant dans une salle de sport, trouve les mémoires d’Osbourne Cox (John Malkovich), ancien agent de la CIA devenu alcoolique, c’est l’occasion parfaite pour elle de trouver un moyen de financer les opérations de chirurgie esthétique dont elle rêve. Son collègue et ami Chad Feldheimer (Brad Pitt) l’aide alors à faire chanter Cox, qui doit en même temps gérer la procédure de divorce que sa femme (Tilda Swinton) entame après l’avoir cocufié avec un marshall fédéral (George Clooney) pendant des mois. Un chantage qui risque bien de se finir en véritable fiasco...

On a connu les frères Coen dans les films policiers ou les drames (Fargo, No Country For Old Men), les films humoristiques (Intolérable Cruauté, The Big Lebowski), on les retrouve ici avec Burn After Reading, une comédie basée sur « l’american way of life », la CIA et l’espionnage.
Quoi qu’assez bon au niveau esthétique, Burn After Reading est un bon concentré d’humour lourd et de personnages tellement pitoyables qu’il est impossible de s’y attacher. Si la sauce prend pendant quelques minutes, elle finit très vite par tourner et lasser le spectateur.
Entre le mari cocufié et alcoolique qui passe ses journées en pyjama, la quarantenaire égocentrique, l’imbécile de service amoureux de son VTT, l’accro au sexe et la garce, on se perd dans une histoire qui n’a ni queue ni tête et qui finir par donner envie de s’endormir plutôt que de regarder le film jusqu’à la fin. La critique de la CIA est là, la critique de la société américaine l’est tout autant, mais le film est long, ennuyeux et le niveau est plutôt bas.

On sait que ce film est une parodie des films d’espionnage, mais l’intrigue, si elle se met en place rapidement, s’essouffle tout aussi vite. Certes, c’est assez amusant de voir Brad Pitt dans un rôle à l’opposé de ses rôles habituels, c’est aussi assez amusant de voir Tilda Swinton en peste qui trompe son mari, mais le film est lent, et malgré les quelques scènes d’action – qui, disons le, sont intégrées au film n’importe comment, presque comme des scènes dont on ne savait pas quoi faire et qu’il fallait placer quelque part – on s’ennuie devant une histoire qui ne décolle pas et un humour ras des pâquerettes.

Bref, malgré un casting exceptionnel, on n’arrive pas à accrocher au film. Une bonne dose de talent gâché et une intrigue qui s’épuise en quelques minutes, voilà comment on pourrait résumer Burn After Reading.