Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Morse

Tomas Alfredson - Suède - 2009

Critique publiée par oceju - le 14/03/2014
AP critique cinématographique, LPO Mézeray,
Argentan

Note de la classe (6 votes)


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MORSE , un amour à la fois sanguinaire et fusionnel

Le commencement de cette rencontre entre deux adolescents débutera dans un immeuble d’un quartier assez modeste, une jeune adolescente nommée Eli emménagera dans l’appartement situé à côté de celui d’un jeune adolescent nommé Oskar.
Oskar est intrigué et intéressé par cette jeune fille et cherchera par tous les moyens à faire la connaissance d’Eli, cette jeune fille-vampire, mystérieuse mais également attachante par son coté protecteur, leur amour subira un parcours sinueux mais qui finalement les soudera davantage, leurs vies totalement opposées susciteront des doutes quant à la possibilité de pouvoir construire une grande histoire d’amour avec Eli.
Les adultes dans ce film prendront une grande place dans cette passion fusionnelle, car malencontreusement, ils empêcheront la continuité de l’amour entre ces deux personnages.
L’idée de harcèlement à l’école est mise en scène dans ce film car Oscar sera harcelé physiquement comme moralement, tourments qui prendront dans le film une place importante par rapport à la romance entre Oscar et Eli. Un énorme suspense vous poursuivra tout au long du film, pour savoir si Oscar et Eli seront toujours aussi fusionnels malgré les péripéties de leur romance et de leur histoire.

Morse est un film ambitieux qui vous imprégnera de son atmosphère bizarroïde : dans cette ville froide où il neige à foison et où des événements étranges, très étranges et dérangeants, se succèdent. L’histoire d’une enfance peu banale d’un garçon pas comme les autres qui va connaître une amitié hors-norme s’effaçant devant les différences, devant l’appréhension d’une différence trop grande pour être comprise du commun des mortels. Jamais dans un film, on aura vu une telle amitié et surtout l’univers du vampire sous cet œil-là : sans ornement, mais avec beaucoup de sensibilité, et sans folklore, ni fantastique, ni effets spéciaux (hormis les morsures sanglantes, il faut bien), le tournage s’est déroulé en ville dans une Suède enneigée, et le vampire se présente non pas sous l’apparence d’un homme séduisant, ni même d’une femme séduisante, mais bien d’un enfant... Et quelle interprétation des deux jeunes acteurs !

Ce film vaut la peine d’être vu car, pour ma part, cette histoire démontre un tout autre univers du mythe souvent un peu trop exagéré du vampire et c’est cela qui m’a absorbé dans ce film.
Vous deviendrez tout aussi que moi envoûté dans l’histoire et la vie de cette jeune adolescente qui malgré le fait qu’elle soit vampire ne s’empêchera pas de vivre une vraie histoire d’amour.