Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Sentiers de la gloire

Stanley Kubrick - Etats-Unis - 1957

Critique publiée par Adeline - le 21/01/2018
Seconde 510, Lycée Le Verrier,
Saint-Lô

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Les Sentiers de la Gloire est un véritable...

Les Sentiers de la Gloire est un véritable chef-d’œuvre dans sa catégorie. L’histoire parle de la guerre contre les Allemands, néanmoins celui-ci évoque clairement la guerre au sein de l’armée de la France. Concrètement, on voit les défauts et les différences de statu entre les soldats et leurs supérieurs. Tout d’abord, les soldats sont appauvris dans les tranchées. Quant aux généraux, ils sont confortablement installés dans leur vaste salon. Et c’est de ce salon qu’il décide d’envoyer une attaque contre la "fourmilière", alors que celle-ci est imprenable. Mais le général Broulard incite le général Mireau sous son contrôle, celui-ci refuse, mais contraint par ses ambitions personnelles accepte. Tout semble être un véritable coup de poker. Le colonel Dax est chargé de mener cette attaque par le général Mireau, qui le contraint d’accepter puisqu’il doit se soumette à la hiérarchie. C’est le système mécanisé de l’armée. Mais l’échec est cuisant et les soldats sont accusés de lâcheté.

Cette œuvre a été refusée, écartée de la diffusion en France, mais aussi dans d’autres pays comme la Suisse, non pour son contenu, mais plutôt pour son contexte historique.... Puisque Stanley Kubrick le sort lors de la guerre d’Algérie. Y a-t-il un lien ? Se sert-on du film pour montrer son opposition contre la guerre comme celle de 1914-1918 ?
Stanley Kubrick à des idées précises, il veut dénoncer son opposition contre les généraux et montrer la déshumanisation des soldats comme dans Full Métal Jacket où l’on voit des signes parallèles aux Sentiers de la Gloire. Le réalisateur n’a pas changé de point de vu depuis 30 ans sur le mécanisme de la guerre.
Le réalisateur utilise la Marseillaise dans le générique qui est plus entraînante, mais aussi plus militaire, mais, celui-ci la finit avec une fausse note comme pour montrer un problème. De plus, la pièce avance et les indices sont présents comme lors du procès où les ombres mettent en avant la lumière sur les soldats. Un jeu de lumière met Dax derrière les barreaux d’une prison.

Kubrick se sert de travellings pour montrer un point de vue différent d’un plan fixe comme lors de l’attaque, où ils traversent le no man’s land. Cette attaque est aussi soutenue par une musique de fosse qui est celle des bombes. Celle-ci affirme la chute de cette attaque de folie.

Alors peut-on dire que cette production est excellente ? Peut-être pas, mais il est construit sur de bonnes idées fondées et un sujet principal bien exprimé.