Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Sentiers de la gloire

Stanley Kubrick - Etats-Unis - 1957

Critique publiée par iris - le 21/01/2018
Seconde 510, Lycée Le Verrier,
Saint-Lô

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Critique Les Sentiers De La Gloire

En 1957 Stanley Kubrick produit Les Sentiers De La Gloire. Cette œuvre fut censurée en France jusqu’au 26 mars 1975 car il dénonce l’absurdité de la guerre et a aussi un lien avec la guerre d’Algérie. L’histoire se passe pendant la guerre 1914-1918, elle montre l’inégalité entre les hauts gradés pour qui la vie des petits soldats ne vaut rien et les soldats eux-mêmes. On nous montre la dure réalité de la vie de soldat contrairement à celle des généraux (Mireau interprété par George Macready et Broulard interprété par Adolphe Menjou). Kubrick aime beaucoup la symétrie comme on peut le voir dans la première apparition du général lorsque celui-ci arrive, il y a deux rangées de soldats face à face. Dans Full Metal Jacket il y a ce même genre de scène quand le commandant arrive dans le dortoir où les hommes sont alignés face à face, ce moment peut aussi faire penser à la scène où Mireau va dans la tranchée pour rendre visite à ses soldats et leur demander si tout va bien. La musique a aussi un rôle important car au début on entend la Marseillaise qui d’ailleurs finit sur une fausse note et se termine sur une chanson allemande chantée par une allemande qui est la seule femme du film qui deviendra plus tard la femme de Stanley Kubrick (Christiane Kubrick).
Ce réalisateur est fort connu pour sa manière de tourner avec beaucoup de plans arrière comme dans la scène où le colonel Dax (interprété par Kirk Douglas) se prépare à aller combattre lorsqu’il avance dans la tranchée, il fait de plus en plus sombre et les soldats sont très près du sol. Cela prouve qu’ ils sont près de mourir, près de la tombe de la mort. Au fur et à mesure on se rend compte que le Colonel Dax est un homme bon qui ‘’aime’’ ses soldats, il n’est pas comme les généraux qui n’en n’ont rien à faire. On peut prendre comme exemple le procès, il sait le verdict mais il cherche quand même à protéger ses hommes en les défendant. De plus celui-ci est un faux, c’est une excuse pour tuer des hommes. A ce dernier les hommes sont entourés par des ombres pour représenter le mal, et pour garder un effet de symétrie, ils sont coincés dans un cercle et le sol est en damier cela représente la stratégie.
Stanley Kubrick met en valeur la symétrie dans ses scènes, la celle où le général Broulard rend visite au général Mireau et la celles où Mireau rend visite au colonel Dax. Ces scènes sont semblables car dans les deux cas c’est l’invité qui donne des ordres et qui fait comme chez lui.
Kubrick est du côté des victimes, du côté des soldats qui n’ont aucun pouvoir contrairement aux généraux qui ne font rien d’autre que donner des ordres, les soldats inutilement meurent de leur faute. Il ne montre jamais l’ennemi.