Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Soyez sympa, rembobinez

Michel Gondry - Etats-Unis - 2008

Critique publiée par ninamia - le 12/12/2013
Seconde 505 , Lycée Le Verrier,
Saint-Lô

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Un vidéoclub à sauver dans le New-Jersey !

« Soyez sympas, rembobinez ». Une petite phrase qui ne cessera d’être soulignée dans un film qui porte bien son nom.

Une comédie légère, qui n’a l’air de rien, mais qui constitue en fait un véritable chef-d’œuvre. On n’en attendait pas moins du réalisateur et grand cinéaste français, Michel Gondry, qui fabrique presque tout ce qu’il fait de manière truquée et trafiquée. Dans soyez sympas, rembobinez, Fats Waller est le héros de Mike (Mos Def), qui est l’employé de Monsieur Fletcher (Danny Glover) dans un vieux vidéoclub à Passaic, dans le New Jersey. Mais ce vidéoclub est menacé de destruction pour laisser place à un complexe immobilier. Seule une somme importante pourra le sauver, ce que monsieur Fletcher va s’employer à faire. Mais lorsque Jerry (Jack Black), un ami de Mike, démagnétise par mégarde les cassettes du vidéoclub, les deux compères vont se lancer dans la réalisation de films « suédés », qu’ils réalisent par leurs propres moyens.

On aura reconnu Jack Black, roi de l’improvisation, mais également Mos Def, rappeur. On peut penser que ces deux hommes s’opposent en quelques sorte à Danny Glover, ainsi que Mia Farrow, qui sont des acteurs célèbres et hollywoodiens. Les personnages semblent être décalés de la réalité, mais ceci a au moins un avantage : ils croient en leurs rêves. Au cours de l’oeuvre cinématographique, on s’y attachera et on finira par rêver autant qu’eux.

Mike est un personnage intéressant à observer : en effet, au début, il obéit aux ordres de monsieur Fletcher, puis peu à peu, il se laissera entraîner par son ami Jerry. Finalement, il croira que les réalisations de ces films suédés sauvera l’immeuble.
On peut également remarquer une scène pleine de sous-entendus : lorsque la femme de loi ordonne la destruction des réalisations de Jerry et Mike, écrasés par un rouleau compresseur. Cette femme est la représentante des grosses productions, on peut donc imaginer que ce sont les grosses productions qui écrasent les petites.
Et il faut analyser chaque partie du film, comme cette scène, ce qui prendrait beaucoup trop de lignes dans cette critique.

Un autre exemple : la scène du début est en fait un extrait du « Faux » documentaire sur Fats Waller réalisé par la communauté entière de Passaic. On peut y reconnaître Jerry et Mike, et on croit que c’est un vrai documentaire, même si on se rend compte, au bout d’un moment, qu’il n’en est pas un.
Un seul désavantage : il faut mieux connaître les films que Mike et Jerry suèdent, comme Ghost busters ou Rush Hour 2. Pour ce dernier, il faut bien le reconnaître il s’agit d’un mauvais film. Si on ne connaît pas ces œuvres, on rit, mais sans vraiment savoir pourquoi.

Soyez sympas, rembobinez n’est donc pas un blockbuster, mais est une comédie que l’on sait apprécier et qui laisse sujet à la réflexion.