Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Soyez sympa, rembobinez

Michel Gondry - Etats-Unis - 2008

Critique publiée par fripouille5085 - le 16/12/2013
Seconde 501 , Lycée Le Verrier,
Saint-Lô

Note de la classe (2 votes)


Nombre de visites : 44

Soyez Sympas Rembobinez

Le film se déroule à Passaic, banlieue de New-York. Cette petite ville nous est représentée par M. Fletcher comme la capitale du jazz, autrefois habitée par le célèbre Fats Waller.
Au cœur de l’histoire, une boutique de location de VHS nommée « Be kind rewind »
appartenant à Mr Fletcher et vivant au rythme des aventures de Mike et Jerry. 
Ces deux personnages aux caractères totalement opposés mais complémentaires nous rappellent ce duo comique du cartoon « Tom et Jerry » sûrement leur alter ego dans ce monde, monde auquel certaines scènes irréalistes nous ramènent (l’électrocution de Jerry par exemple).
L’histoire commence lorsque Jerry se retrouve magnétisé après avoir tenté de saboter la centrale électrique de la ville, et efface malencontreusement toutes les cassettes du vidéo club.
Après cet incident, Mike et Jerry vont « suéder » les films perdus comme Ghost BusterRobocop ou encore Men In Black par leurs propres moyens, tout en espérant passer inaperçus aux yeux de Mr Fletcher. Ces remakes vont malgré tout plaire aux clients.
Les deux amis espèrent, grâce à leurs productions, empêcher la destruction de l’immeuble, menacé par un plan de restructuration de l’urbanisme. Mike, contrairement à Jerry, est persuadé de l’échec du projet, mais il prend peu à peu confiance, et commence à y croire lorsqu’une vraie solidarité se met en place. En effet, les deux amis débutent les courts métrages seuls, puis petit à petit se joignent à eux des habitants de la ville, pour enfin finir avec l’aide de tous. Il y a un partage constant entre les personnages. En s’unissant à la cause de Mike et Jerry, les participants des films suédés deviennent ainsi des acteurs.

La création a une place permanente dans cette production et Michel Gondry laisse volontairement apparaître les effets spéciaux. Ainsi, quelques illusions nous sont dévoilées comme pour donner un effet réaliste au film sur la vie de Fats Waller, un célèbre jazzman des années 30, fil conducteur de ce film.

C’est une histoire irréaliste, émouvante et pleine d’espoir qui porte un vrai message de solidarité qui évolue constamment.