Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Burn after Reading

de Joel et Ethan Coen - Etats-Unis - 2008

Critique publiée par Lucas - le 14/01/2015
Classe 505 , Lycée Le Verrier,
Saint-Lô

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Burn After Reading

BURN AFTER READING a été réalisé par les frères COEN en 2008.
Il est au format 1:86 et dure 1h36.
C’est à la fois un film comique et d’espionnage qui décrit férocement la population de la classe moyenne aux Etats-Unis.
Osbourne COX mis au placard par la CIA décide d’écrire ses mémoires sur son ordinateur.
Ces dernières tombent accidentellement entre les mains de Chad FELDHEIMER et Linda LITZKE qui travaillent tous les deux dans un club de fitness.
Linda, qui rêve de se payer des opérations de chirurgie esthétique, pense pouvoir tirer un bénéfice financier de ce hasard
Elle décide avec l’aide de Chad de contacter Osbourne Cox qui refuse de céder à leur tentative de chantage.
De son côté, la femme de COX, Katie entretient une relation avec Harry PFARER, ex policier paranoïaque et séducteur.
Très rapidement la situation va dégénérer pour les acteurs, avec d’un côté le couple Linda/Chad, dont la relation tient plus compte d’un rapport mère fils que celui d’équipe de choc qui multiplient les échecs et de l’autre un Osbourne COX qui se dégrade au fur et à mesure du film.
Ce qui caractérise le film BURN AFTER READING, c’est le scénario assez inattendu ou les personnages, à la fois un peu idiots et charismatiques se retrouvent dans des situations cocasses.
Il fait référence au film d’espionnage avec de nombreux clichés (Plan en plongée, Osbourne Cox regarde par le rétroviseur de sa voiture lorsqu’il attend Chad. On parle aussi de déchiffrer les sources...) mais également au style burlesque (Dès le début par exemple, on cherche à tromper le spectateur avec un plan en plongée qui s’approche en réalité d’une maquette. Le but étant d’orienter le spectateur vers de fausses pistes). Les musiques sont angoissantes alors que les scènes ne le sont pas et les décors, pas toujours appropriés pour un film datant de 2008 viennent illustrer ce scénario.
Avec ce mélange, les frères COEN nous délivrent un film comique et dérangeant qui « égratigne » agréablement un téléspectateur qui ne s’ennuie jamais.