Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Burn after Reading

de Joel et Ethan Coen - Etats-Unis - 2008

Critique publiée par manon-26 - le 14/01/2015
Classe 505 , Lycée Le Verrier,
Saint-Lô

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Burn After Reading

« Burn After Reading » est un titre à double sens avec le mot « burn » en anglais qui signifie « graver » ou « brûler » . C’est une pellicule des frères Coen Joel et Ethan. Le film des frères Coen fondés sur l’humour noir fait référence au portrait mélancolique d’une Amérique qui n’en finit pas de tomber dans le trou noir, la fin de la vie et s’inventer de nouveau comme dans deux de leur réalisation « No Country for Old Men » sorti en 2007 et « A Serious Man » en 2009. Ces réalisateurs ont beaucoup de savoirs et de techniques sur des détails qu’ils mettent en avant notamment dans « Burn After Reading » et les cadres dans le bureau qui font référence à des moments historiques importants, l’art de la caricature, ou le recours à l’absurde. Cette projection sortie en France en 2008, est américaine. Il dure 1h36 et durant tout le film les frères Coen ont le final cut, ce qui les rend à part du monde d’Hollywood.
Dans cette projection, les cinq acteurs sont célèbres tels que Harry Pfarrer joué par Georges Clooney, Linda Litzke (Frances McDormand), Chad Felkovich (Brad Pitt), Osbourne Cox (John Halkovich) et enfin Katie Cox (Tilda Swinton). Toute au long les personnages en font trop. Les acteurs masculins doivent être dans leur peau avec la bêtise, l’idiotie qui est un motif totalement comique. C’est ce qui fait que l’on ne s’ennuie pas, on accroche avec le comique et l’humour un peu particulier.
L’affiche, se compose de deux parties avec les photos des acteurs en haut qui sont dans des positions de regards d’actions. Ainsi, Frances McDormand est blonde habillée d’un t-shirt rouge, ce qui reflète le communisme et le Soviétique. Et en bas, les ombres des cinq acteurs en noir et des touches de jaune qui font référence au titre qui est écrit de cette même couleur.
Ce qui est exceptionnel, c’est la relation avec le monde actuel, les nouvelles technologies et l’opposition avec le monde « ancien ». Par exemple, les téléphones sont vraiment d’époque des années 50 voir 60 et cette réalisation est de 2008 ! L’ordinateur, aussi n’est pas du tout en accord avec l’époque. Il y a des moments qui sont assez noirs cependant, ils sont joués avec l’humour avec Frances McDormand qui veut se refaire un nouveau corps avec de la chirurgie esthétique. Ce que les spectateurs peuvent penser, c’est qu’étant donné qu’elle travaille dans une salle de fitness (sport) son corps devrait être mit en valeur ce qui est le contraire pour son cas. Elle a un physique pâle, avec des rides, des plis sous les bras, elle veut se refaire la poitrine... C’est à la fois un moment drôle, car cela est accentué par la lumière naturelle, les cadrages frontaux et l’insistance sur tous les défauts de cette femme.
Ensuite, on peut identifier en fond de scénario la capitale fédérale Washington, mais aussi de nombreux bâtiments politiques américains. Un quartier bien reconstitué avec les intérieurs de la C.I.A (Central Intelligence Agency). Le cadrage, au tout début, une vision aérienne du planisphère et plus le zoom sur le bâtiment est grossi plus on arrive dans l’irréel avec une maquette. Mais on voit que cela est faux avec la schématisation des arbres qui ne fait pas vrai quand on y porte attention.
Cela fait référence à la Guerre froide qui est présente avec les moments d’angoisses, de peurs, géopolitiques. Les moments de débats entre les personnes. Les bâtiments ne sont pas tous issus de l’Amérique, mais aussi de la Russie
Pour finir, un avis très favorable donne toujours un avis négatif. Personnellement, je trouve que beaucoup de passages de se répètent pendant un long moment. Le moment du parc où le femme fait la rencontre de plusieurs hommes consécutivement. On a l’impression en fait, c’est le même arrière plan que l’on a juste changé le personnage qui était aussi sur le banc. Cependant étant donné que c’est un film répétitif, il est normal que l’on soit des moments comme cela. Malgré les faiblesses de « Burn After Reading » cette œuvre est très bien constituée au niveau du cadrage et de la réalisation... Je vous encourage vivement à aller voir « Burn After Reading » !