Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Timbuktu

de Abderrahmane Sissako - France/Mauritanie - 2014

Critique publiée par Eva - le 19/03/2017
Terminale ES 1, La Morandière ,
Granville

Note de la classe (0 vote)


Nombre de visites : 10

Timbuktu

TIMBUKTU ou le « Chagrin des Oiseaux »

Timbuktu est un film dramatique franco-mauritanien réalisé par Abderrahmane Sissako et sorti en 2014, ce film a remporté en tout 7 césars en 2015 . Ce film rappelle la prise en otage de la population de Tombuctou, où les djihadistes ont imposé par la force et la violence armée leur régime dictatorial : comme par exemple l’interdiction de jouer au football que l’on peut retrouver dans le film. La population est petit à petit privée des ses libertés et certains habitants vont se révolter notamment les femmes qui sont les plus touchées par ces violences (ex : port de gants, du voile et de chaussettes)
Ensuite, les personnages ont chacun un caractère bien à eux et qui les représentent, on peut citer Kidane joué par Ibrahim dit Pino de nationalité Malienne : Kidane est un berger pacifiste et musicien et on reconnaît par son habillement bleuté son appartenance ethnique touareg, c’est un mari et un père aimant et très présent, cependant dès qu’il va apprendre la mort de sa vache favorite il va sombrer dans la violence. Son acte de résistante se caractérise donc par son courage envers les djihadistes et l’acceptation de la mort. On peut aussi citer Zabou jouée par Kettly Noël elle représente la libre franchise et la folie en insultant les djihadistes, à un moment du film elle décide de stopper leur voiture au risque de se faire écraser, on peut remarquer que c’est la seule femme qui ne porte pas de voile, qui se maquille... On peut donc en déduire que la folie fait peur aux terroristes.
De plus, on peut constater que la toute première scène du film montre une gazelle qui court puis se rend compte qu’elle est prise en chasse par des djihadistes. Les premières images avec les tirs d’armes automatiques et la course poursuite annoncent tout de suite le thème du film. Par la suite,on peut voir au fur et à mesure la montée en puissance du régime djihadiste et de leur autorité car petit à petit ils imposent des interdits aux habitants et par conséquent la perte de leur liberté. Pour moi, les scènes les plus importantes sont : la rébellion de la poissonnière qui marque un premier tournant dans le film, la scène de bagarre meurtrière entre Kidane et le pécheur qui dure très longtemps car Kidane vit ces derniers moments en temps qu’homme libre, la scène de propagande de vidéo djihadiste qui est une scène humoristique et qui apporte un peu de gaieté au film, puis la scène où Kidane et sa femme meurent car tous les personnages sont présents ainsi que tous les habitants venus pour assister à sa mort alors qu’ils n’habitent même pas la ville. La scène de la gazelle qui prend la fuite on la retrouve à la fin du film et elle fait le parallèle avec la fille de Kidane. Selon moi, la fin est ouverte car le film s’arrête sur le visage de sa fille alors qu’elle était en train de courir, on ne sait pas donc si elle va mourir ou si elle va rester vivante...

D’autre part, le réalisateur filme la scène de début en utilisant le travelling latéral, ce qui intensifie l’effet de rapidité et de course. Il élargit les plans en passant de plans de demi-ensemble à des plans larges comme pour plusieurs scènes notamment le match de football et la scène de combat entre Kidane et le pécheur. La musique utilisée dans le film sont toutes d’ Amine Bouhafa mais la chanson principale est chantée par Fatoumata Diawara et Amine Bouhafa et elle se nomme : « Timbuktu Fasso »
Le réalisateur A. Sissako à travers ce film a voulu rappeler la prise en otage de Tombouctu mais aussi montrer au monde entier les exactions des djihadistes et le côté que l’on connait le moins c’est-à-dire ce qu’il font subir aux habitants dont ils ont les villes en otage.
Je pense que ce film vaut la peine d’être vu au moins une fois, tout d’abord pour la beauté des paysages mais ce n’est qu’un petit détail. Les acteurs jouent très bien leur rôle. De plus, j’aime beaucoup quand les femmes se rebellent quand les djihadistes leur donnent des ordres certains ne savent quoi dire parfois. Cependant je m’attendais à plus de scènes d’action voire même de guerre et je suis aussi un peu déçue de la fin car on ne sait pas ce que devient la petite fille.