Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Lisa

de Lorenzo Recio - France - 2007

Critique publiée par Aodren T - le 27/01/2015
Terminale ES 1, La Morandière ,
Granville

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Critique du court-métrage "LISA"

Critique du court métrage LISA

Lisa est un court-métrage Francais, réalisé par Lorenzo Recio en 2009. Cette oeuvre est en noir et blanc et dure 19 min. Réalisé en 9 jours dans l’Orne, il met en scène une petite fille nommé Lisa et sa famille qui vivent dans une maison isolée dans la campagne, où domine un père violent. Pour fuir la réalité, Lisa, tout au long de ce court-métrage dissimule des objets dans plusieurs endroits, et s’imagine un monde meilleur.
Lorenzo dans ce court-métrage fait référence au Petit Poucet, écrit par Charles Perrault et publié en 1697. Dans ce conte un ogre maltraite ses enfants, tout comme dans Lisa.

Tout d’abord, cette oeuvre dénonce la violence dans les familles ainsi que la violence conjugale.
Il aborde aussi l’imagination d’une petite fille. On découvre ses cachettes, le tiroir, ses poches, le terrier, la cave ou encore le grenier, où elle range des images, une casquette, une longue vue. Ces objets lui permette de s’évader vers un monde meilleur et d’oublier sa famille. Nina Rodriguez joue le rôle de Lisa, Benjamin Feitelson joue le rôle de pere de famille violent, sans émotion il incarne la terreur, Mikaëla Fisher incarne le rôle de la mère du foyer, qui est une femme battue, elle aussi, ne fais pas paraitre ses sentiments et reste neutre. Le performance des acteurs est remarquable, ils arrivent bien a faire passer le message de leurs personnages.

Durant les 12 premières minutes le court métrage nous parait réaliste bien que le réalisateur fasse des ellipses sur les moments violents, ce qui amène le spectateur à se les imaginer, on ne découvre un côté fantastique, qu’au moment ou Lisa ouvre le crâne de son père, y trouve plusieurs objets, les retire et en place des nouveaux.

J’ai pu voir qu’il y a aussi très peu de dialogue ,se qui rend l’ ambiance pesante, la bande son est donc principalement constituée de bruitages comme le bruit quand Lisa monte les escaliers, les feuilles, les frottements des vêtements... ainsi que de musique pour montrer les émotions des personnages comme la peur, l’angoisse ce qui crée une ambiance de suspense.

Lorenzo aussi fait le choix de réalisé ce court-métrage en noir et blanc, peu être pour nous troubler par rapport a l’époque, mais la violence dans les familles est toujours d’actualité. Le noir et blanc donne une dimension symbolique à la lumière qu’incarne Lisa contrastant avec l’obscurité entourant le père.

Pour conclure, j’ai apprécié ce court-métrage, les thèmes sont important et nous concerne tous. Il fait aussi appel à notre imagination et aux rêves. J’ai aussi trouvée intéressant que le début soit réaliste et que la fin fasse appel au fantastique.

Aodren TEXIER, Tes1.