Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Soyez sympa, rembobinez

Michel Gondry - Etats-Unis - 2008

Critique publiée par Rublix - le 15/12/2013
Seconde 8, La Morandière ,
Granville

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Soyez sympas, rembobinez

Réalisateur : Michel Gondry
Année : 2008

Aux États-Unis, dans une ville du New-Jersey, de 70 000 habitants, Mike est employé dans le vidéoclub de son père adoptif : M. Fletcher. Jerry, son ami , vient l’aider régulièrement. Un matin, le jeune homme hypocondriaque et maladroit, se met en tête de saboter la centrale électrique : elle lui « abîmerait le cerveau ». L’expédition échoue et Jerry en revient magnétisé. En entrant dans le magasin de location, il efface l’intégralité des cassettes. Il s’en suit de longues péripéties au cours desquelles, les deux héros tentent de refaire les films avant le retour du patron.

Le film est réalisé sur l’idée d’une critique de « l’industrialisation » du cinéma et des super-productions hollywoodiennes. C’est un hommage au jazz et aux premiers blockbusters américains.
Tout d’abord, le souvenir de Fats Waller un grand jazzman est au cœur de l’histoire, il motive les personnages et crée la dynamique du scénario . Le réalisateur, à la manière des premiers films, crée d’une façon artisanale des trucages. Il invente ses propres outils de travail.

Dans un climat social dégradé (désindustrialisation, chômage), provoquant de grandes inégalités sociales (par exemple le contraste entre les deux vidéo- clubs), les personnages font preuve de débrouillardise et de solidarité avec pour exemple la création du documentaire sur le jazzman.
Le scénario évoque les problèmes sociaux sans les traiter pour que le genre du film reste burlesque.
A la fin le spectateur est partagé entre deux sentiments :
l’ambiance de fête, la réussite grâce à l’entraide et pourtant ce qui motivait les personnages (empêcher la destruction du vidéoclub) échoue.

Si de toute évidence il faut une culture cinématographique correspondant aux échantillons caricaturés dans le film, en revanche le comique du décalage entre les moyens utilisé par les personnages et les technologies utilisées par les films caricaturés est à la portée de tout le monde.