Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Vandal

Hélier Cisterne - France - 2013

Critique publiée par Sarah - le 21/02/2014
Seconde 6, La Morandière ,
Granville

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VANDAL

VANDAL, premier film du cinéaste français Hélier CISTERNE sorti en 2013 est une véritable succès. Il rassemble une multitude de sujets, dont un que j’ai traité parce qu’il m’a particulièrement passionné, qui est : la Dimension Artistique du long-métrage qui présente la conception, la réalisation des Graffitis.

J’ai été particulièrement intéressé par les séquences tout au long du film qui montrent comment un Graff est créé. C’est comme un tour de magie, au début ça ne ressemble à rien d’autre, et à la fin le spectateur reste ébahi devant une véritable œuvre d’art qui vient d’être réalisé sous ses yeux. Le réalisateur doit la conception et la réalisation des Graffitis de son film à l’artiste français : LOKISS, un Graffeur connu. Le Graff, consiste à marquer un mur de ses initiales, de son surnom, de son pseudo, ou encore à faire passer un message, à l’aide de bombes aérosols de couleur. Cette art apparu dans les années 80 appartient au mouvement artistique du : Street-Art. De grands artistes ont su se faire connaître grâce à leurs œuvres d’arts, exemple : Nick Walker.

De plus, ce qui est étonnant, c’est que le Graffitis est un art qui n’a jamais été démodé. Il a un côté futuriste, un point de vue visionnaire. Mais il peut aussi être provocateur comme on le voit dans le film lorsque les adolescents marquent leur initiale « ORK » par dessus le Graff de VANDAL. On retrouve alors une sorte de rivalité, de jalousie entre ces jeunes et le mystérieux Graffeur : VANDAL qui aura bien failli lui coûter sa vie. J’ai été touché lors de la scène dans laquelle le héros, Chérif reprend l’identité de VANDAL. Le jeune homme, rempli de haine et de rage, s’exprime dans un immense Graffiti final qui bleuffe tous les spectateurs de la salle. La scène est impressionnante, car on voit toute la réalisation du Graffitis sous une multitude de gros plan ce qui laisse le suspense intact, jusqu’au plan d’ensemble. Chérif, assis sur les toits vient de réaliser le chef d’œuvre artistique du film du nom de VANDAL.

Quand bien même l’acte de Graffer dans les lieux public est interdit par la loi, le message de fin qu’essaye de nous transmettre le film est que le Graff n’est pas nécessairement un acte de vandalisme comme on pourrait le penser avec le titre du film ; mais bien un moyen de s’échapper, de décompresser, de s’exprimer, et cela reste avant de l’Art à l’état brut. Voilà pourquoi j’ai trouvé intéressant de parler de ce sujet car un grand nombre de personne pense que le Graffitis est un acte de vandalisme.

Victor DESCHAMPS