Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Au revoir là-haut

Albert Dupontel - France - 2017

Critique publiée par webmestre - le 11/01/2018
Seconde 5, La Morandière ,
Granville

Note de la classe (0 vote)


Nombre de visite : 1

Au fond du trou...

Jeudi 14 décembre 2017, nous sommes allés voir avec ma classe un film français « Au revoir là-haut », une comédie dramatique d’une durée d’environ 2h, d’Albert Dupontel. Celui-ci intègre trois personnages principaux dans son histoire : Nahuel Perez Biscayart joue le rôle d’Édouard Péricourt artiste- soldat de 1914-1918, Albert Dupontel lui se met dans la peau d’Albert Maillard en tant que soldat également. Tandis que Laurent Lafitte habite le rôle d’Henri d’Aulnay-Pradelle comme capitaine de ces soldats français.

Ce long-métrage, malgré le thème principal de la guerre courant dans les films, apporte une certaine originalité par rapport aux autres films de genre. En effet, ce n’est pas qu’une simple histoire racontant la vie des soldats dans les tranchées. Mais une histoire abordant plusieurs petits thèmes en plus du principal. Par exemple, il évoque les corps mutilés (« gueules cassées » comme Édouard) des survivants de la guerre, mais également leurs esprits (pour Maillard, qui dit « que la guerre ne lui a appris qu’à taper sur des types faibles qui ne le lui ont rien fait »). Mais aussi, les relations entre père et fils (comme Édouard et son père) et bien d’autres encore... Cette histoire raconte la vie d’Édouard une « gueule casée », mais aussi, un ancien dessinateur de génie ainsi qu’Albert lui ancien comptable. Durant la première guerre mondiale, ces deux rescapés ont décidé de changer d’identité et de monter une arnaque aux monuments aux morts.

Pour notre part, nous trouvons le film très intéressant, car l’idée du flash-back au début, nous permet de plonger avec Albert dans son histoire mélancolique et très compliquée. En revanche, la fin du film peut nous laisser sceptiques car c’est une fin semblant fermée, mais à la fois ouverte car elle laisse le spectateur inventer une suite.
Pour ce qui est de la mise en scène, les décors du film nous donnent l’impression d’y être ; et cela, grâce également aux différents cadrages, aux mouvements de caméra et à la luminosité.
Les bruits sont parfaitement associés aux situations.
Par exemple, lorsque les Allemands et les Français combattent, les bruits des balles de fusils et des bombes sont extrêmement bien réalisés. Ainsi que la musique qui en concordance avec chaque passage du film (musique stressante lorsque Édouard se suicide). Ce qui nous donne encore une fois l’impression d’y être.
Nous conseillons vivement à chaque personne d’aller voir ce film car il mérite d’être vu ; d’une part, pour son histoire émouvante et d’autre part, par la mise en scène extrêmement bien réalisée.

Sofia Douay/ Lou Cadieu