Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Sentiers de la gloire

Stanley Kubrick - Etats-Unis - 1957

Critique publiée par i.lepr - le 19/12/2017
Premiere S2, La Morandière ,
Granville

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Un diamant du cinéma français

Véritable chef d’œuvre filmographique, « Les sentiers de la gloire » est sûrement une des représentations les plus incroyables dans l’histoire du cinéma. Le film se déroule en 1916, plus particulièrement dans les tranchées. Le général Broulard encourage le général Mireau à assaillir La Fourmilière : une position allemande quasiment intouchable. Broulard réussi à convaincre ce dernier en lui prouvant que cette attaque pourrait lui permettre de monter en grade. Mireau confie cette mission au colonel Dax : personnage clé chargé de mener l’attaque. Pourtant, Dax sait pertinemment que cette action va provoquer la perte de nombreux soldats. Cependant, il accepte de prendre la tête de cette mission. Seulement, au moment de l’assaut, l’opération tourne au massacre car les soldats sont épuisés. Le Général Mireau va alors nier l’illogisme de sa stratégie en accusant les soldats de lâcheté et en réclamant des exécutions…

Avec ses scènes mémorables, cette œuvre nous en met plein la vue. Même s’il n’y a qu’une seule séquence d’assaut, celle-ci fait preuve d’une vraisemblance imparable. La mise en scène est simple mais surprenante. En effet, cette séquence est filmée avec des gros plans puis des plans plus larges de l’avancée des soldats sur le front. Cette atmosphère nous renvoie l’impression que les soldats semblent se battre pour leur vie. Tentant de survivre, cette scène reflète à la perfection la dangerosité ainsi que l’épouvante de la situation.
La séquence finale du film est tout aussi remarquable. Cette dernière ne tente pas de dépeindre cette guerre détestable mais elle entreprend d’atteindre l’émotion d’une manière différente. Elle diverge des autres scènes car elle est très émouvante et semble montrer autre chose que les conditions effroyables de cette période.
Enfin, je peux affirmer que les bandes-sons et les mises en scènes se marient à la perfection. Effectivement, plusieurs scènes nous font prendre conscience de cet association pertinente. Pourtant, une séquence en particulier a retenu mon attention : celle où le général Mireau chemine dans les tranchées, filmé en travelling arrière (déplacement de la caméra basique mais judicieux). De plus, grâce à la bande son, il semble marcher en rythme. La musicalité nous plonge peu à peu à la place des soldats et incarne les conditions strictes des tranchées.

Accessible à tout type de spectateurs, je recommande entièrement ce film qui se trouve être esthétiquement parfait. Après l’avoir visionné, on en ressort extasiés puisque aucune scène n’est décevante. Pour tous les réticents de films en noir et blanc, je vous assure que ce bijou vaut la peine d’être vu. Au contraire, l’absence de couleurs est la bienvenue ici car cela permet de se concentrer sur les actions et les personnages.