Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Yeux sans visage

de Georges Franju - France - 1960

Critique publiée par Cheyenne.L - le 01/02/2015
Première L, La Morandière ,
Granville

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Critique les yeux sans visage de Bambou TOUZE et Cheyenne LEPINAY

A visage nouveau, identité nouvelle

Vendredi 9 Janvier, notre classe de première L a eu la chance d’assister à la séance du film « les yeux sans visage » , une réalisation Franco-Italienne de George Franju dans le cadre du programme de « lycéens et apprentis au cinéma ». Sorti en 1960, les réactions du public et de la presse furent nombreuses , tous s’étonnant sur le côté « morbide » du film, une réelle innovation à cette époque. Aujourd’hui encore, ce film influence nombre d’artistes tels que Billy Idol, John Carpenter ou même Pedro Almodóvar.

Ce film Fantastique culte des années 60 est une adaptation cinématographique du roman éponyme de Jean Redon. Il met en scène l’histoire de douce épouvante de Christiane ( Édith Scob), jeune femme défigurée à la suite d’un accident de voiture causé par son père, le docteur Genessier ( Pierre Brasseur ) qui a pour seul but de réparer sa faute en offrant à sa fille un visage neuf volé à des inconnues avec l’aide de son assistante Luise (Alida Valli).

Après avoir vu « les yeux sans visage » nous retenons principalement le souvenir d’un film angoissant où la sauvagerie de l’homme est mise au service de la médecine sous couvert d’une apparence parfaite et d’ une identité lisse et respectable. Il nous averti que le visage n’est pas le reflet de notre esprit et que la vérité se cache souvent dans notre regard, qui lui, ne peut pas être maquillé ou transformé.

Ce film nous a particulièrement plu pour son côté réaliste et froid créé par un jeu d’acteurs basé sur la transmission des émotions par le biais des dialogues et des regards plus que sur la gestuelle, mais aussi pour les échappées poétiques qu’il nous offre à travers des scènes surréalistes et merveilleuses telle que la scène finale dans laquelle Christiane s’échappe de sa prison dorée sur un fond de nuit noire et d’envolée de colombes.

Cependant, étant habituées aux films récents à la réalisation impeccable, c’est avec surprise que nous avons découvert cette production truffée de faux raccords et d’effets spéciaux bancals. Mais bien loin de nous décevoir, son ancienneté rajoute une touche d’authenticité et d’originalité qui nous a bien fait rire, notamment durant l’interminable scène de la mort de Louise, totalement sur-jouée et irréaliste.

En conclusion, « les yeux sans viage » constitue une belle surprise cinématographique dans laquelle les personnages sont incarnés par de brillants acteurs qui transmettent à merveille les messages du film, tout en laissant aux spectateurs une part d’imagination et d’interprétation. Ce qui n’est pas sans nous rappeler le court métrage « lisa », un autre chef d’œuvre Français de Lorenzo Recio, réalisé en 2008.

Cheyenne LEPINAY et Bambou TOUZE