Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Tel pere Tel fils

Hirokazu Kore Eda - Japon - 2013

Critique publiée par karine - le 04/02/2016
Premiere ES 2, La Morandière ,
Granville

Note de la classe (0 vote)


Nombre de visites : 18

« Réelle harmonie entre père et fils ? »

« Tel père, tel fils » est un film familial et dramatique de Hirokazu Kore-Eda sorti en 2013 qui vous comblera de joie et de tristesse. Hirokazu Kore-Eda est né à Tokyo en 1962,c’est un réalisateur et scénariste japonais. Cette oeuvre cinématographique japonaise vous interrogera sur les liens du sang. Cette projection représente l’histoire de deux nouveaux-nés échangés volontairement par une infirmière à l’insu des parents. Les deux enfants vivent dans deux milieux différents, Keita dans une famille bourgeoise et Ryusei dans une famille pauvre, jusqu’à l’âge de six ans. Ryota est un grand architecte assidu mais aussi un père inflexible qui pousse son présumé fils à la perfection, puis les deux familles apprennent le drame de l’échange à l’hôpital. Néanmoins Ryota a l’air satisfait que cet enfant Keita ne soit pas le sien, car ce garçon était trop doux pour être de son sang. Cependant il se trouve dépourvu face à son vrai fils Ryusei qui est obstiné à retourner chez son « papa » Yudai. Comment Keita et Ryusei aborderont-ils cette épreuve ?

La riche famille Nonomiya ayant appris l’échange de leur enfant plonge dans un désordre familial. Cette agitation parentale déclenche chez Ryota une facette psychologique fragile liée à son propre père.
Le choix du cinéaste par les différentes lumières, les sons, la mise en scène permet une élégance et introduit des sentiments. De plus, il centre le film régulièrement sur cette famille bourgeoise, d’ailleurs je trouve que ce choix est dommageable car je pense qu’ il aurait été préférables que les deux familles figurent autant. Cela aurait accentué le fait dramatique et peu stable que les enfants doivent vivre.
En outre, ce film crée une leçon de vie sur la nature humaine, et plus précisément sur la place de l’homme dans la société.
Par ailleurs, on peut avoir quelques références à la culture japonaise qui est différenciée dans les deux cadres de familles. Ce contraste est remarquable dans la réussite sociale de celles-ci. Parallèlement, malgré un point de vue bien déterminé, le père réalise que son rôle ne relève pas de l’inné mais de l’acquis. Cependant, ce film émouvant est sur un même axe de rythme, c’est-à-dire que le film, même si l’histoire est quelque peu réaliste, reste constant et peut-être même fastidieux.

Ce film très sentimental, allie chagrin et bonheur dans la vie familiale. Dans cette projection on peut constater le véritable visage de la société japonaise moderne. Celle-ci ne prend pas compte les répercussions sur les enfants et même sur la famille, elle cherche juste à surmonter cet obstacle. C’est pour cela que ce film vaut tout de même la peine d’être vu puisque même s’il est relativement long, on peut y voir une vraie leçon de vie.