Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Tel pere Tel fils

Hirokazu Kore Eda - Japon - 2013

Critique publiée par cocostil - le 06/02/2016
Premiere ES 2, La Morandière ,
Granville

Note de la classe (0 vote)


Nombre de visites : 18

critique "tel père, tel fils"

Comme à son habitude Kore-Eda, le grand réalisateur japonais poursuit son analyse familiale toujours avec autant d’intelligence.
Kore-Eda nous raconte dans son film "Tel père,tel fils" une histoire familiale émouvante. Dans cette histoire deux couples subissent un drame, qui est que leurs enfants ont été échangés à la naissance. Cette situation est un drame rare que Kore-Eda à voulu mettre en scène pour s’interroger sur la place de l’enfant dans la famille mais aussi pour tout simplement illustrer ce que feraient deux familles qui réfléchissent à l’avenir de l’enfant et à son bonheur. Dans son nouveau film Kore-Eda fait un contraste entre deux classes sociales très différentes, entre une classe sociale aisée incarnée par les Nonomiya et une classe sociale modeste représentée par la famille Saiki.
Son histoire fait ressortir l’esprit de la comédie satirique "La vie un long fleuve tranquille" d’Étienne Chatiliez, mais Kore-Eda lui, préfère faire ressortir les conséquences physiologique d’un telle drame avec une grande finesse. Dans cette histoire on voit un père aisé, Ryota, qui veut pousser son fils Keita à l’excellence comme lui mais jusquà ce qu’ il apprenne que l’enfant qu’il éduque n’est pas son fils.
À ce moment on peut croire à un soulagement de sa part mais quand il découvre son vrai fils biologique Ryusei, il est comme déçu par son comportement. C’est là que Kore-Eda fait passer un message comme quoi le sentiment de paternité relève moins de l’inné que de l’aquis.

Corentin Stil 1ES n°2