Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Tel pere Tel fils

Hirokazu Kore Eda - Japon - 2013

Critique publiée par paul50 - le 06/02/2016
Premiere ES 2, La Morandière ,
Granville

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Critique du film : "Tel père, tel fils"

"Tel père, tel fils" est un film dramatique. Il raconte l’histoire de deux familles dont les enfants ont été échangés à la naissance par une infirmière. Le film se déroule au Japon (carte du Japon dans les maisons et écriture asiatique écrite en vertical, typique du Japon).

Dans le film les deux familles Nonomiya et Saiki sont très différentes. Dans l’une la mère ne travaille pas et le père lui travaille beaucoup. Ce dernier passe très peu de temps avec son fils unique. C’est une famille assez riche qui n’est pas particulièrement bien aimée de son entourage. Tout au contraire dans l’autre famille, la maman travaille dans un petit café, le père tient une petite boutique d’électroménager. Ils gagnent peu d’argent mais passent beaucoup de temps avec leurs enfants (ils sont trois). C’est une famille très appréciée. La différence de catégorie sociale est notable par la voiture, les habits ou les foyers des familles.

L’histoire est plutôt centrée sur la famille riche. C’est la première famille que l’on voit et la plupart de l’histoire se situe chez elle ou a un rapport avec celle-ci. Dès le début du film on a l’image d’un père strict et travailleur qui est rude avec ses enfants. Il y a plusieurs scènes marquantes. Tout d’abord, lorsque les parents partent à l’hôpital pour apprendre la nouvelle. Puis le moment où ils échangent les enfants pour la première fois. Et enfin quand les parents de Keita veulent récupérer l’enfant qu’ils ont élevé.

Le père de Keita n’a pas l’air heureux, on comprend que son propre père ne s’est jamais trop occupé de lui et il le regrette. Le souci, c’est qu’il fait de même avec son enfant, c’est dommage et le père de Ruisey n’hésite pas à le lui faire remarquer.
Les Nonomiya sont aisés et très attachés aux liens du sang ; ils ne s’étaient pas rendus compte que notre enfant n’est pas seulement celui qu’on a mis au monde mais surtout celui qu’on a élevé.

La fin est vraiment ouverte. Les deux familles rentrent dans le magasin d’électroménager des Saiki. Il n’est dit nulle part explicitement (même si l’on s’en doute) que les Saiki récupèrent leur fils (celui qu’ils ont élevé).
A nous d’imaginer ce que l’on souhaite.
Cette fin donne envie de voir un second film où, peut être les deux familles partent en vacances, le père de Ruisey apprenant au père de Keita à être un meilleur père...

Dans le film, beaucoup de plans sont très intéressants. Ils arrivent à transmettre une émotion grâce à la lumière, à la vitesse de déplacement de la caméra... J’ai trouvé que sur certains plans le bruit de l’image était mal géré mais c’était peut-être le résultat recherché.

Ce film m’a plu, je l’ai trouvé intéressant aussi bien par rapport à l’histoire que sur le plan technique. Malgré le "problème" qui n’en est sûrement pas un, du bruit, les images sont magnifiques. Cela donne envie de partir en vacances au Japon. La fin de l’histoire nous donne la liberté d’imaginer la fin que l’on veut et elle nous permet d’avoir une réflexion sur le film. Les personnages sont attachants. Le film arrive à nous faire ressentir diverses émotions ce qui est fort agréable, il réussit a nous faire sourire ou à nous rendre triste en fonction des scènes. C’est un film que je recommande.