Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Le Havre

Aki Kaurismäki - France - 2011

Critique publiée par Mahine - le 22/05/2016
Troisième BURTON / Jean Follain, Concours Saint-Lô,
Verrier/Curie/Follain

Note de la classe (0 vote)


Nombre de visites : 11

Le Havre

Le Havre est un flm d’ Aki Kaurismaki réalisé en 2011. Aki Kaurismaki s’inspire de l’immigration qui est encore d’actualité pour réaliser son film. Au lieu de dénoncer cette actualité comme une actualité brute, tragique, il va réaliser un film plus doux que la réalité.

Tout d’abord, le film débute par un règlement de comptes, un homme est en train de se faire cirer les chaussures par Marcel Marx, et deux hommes le regardent, il va donc prendre la fuite. le caméraman filme en hors champ, on entendra des bruits de freins, de tirs, puis celui d’une personne qui se fait renverser. Le réalisateur va laisser le téléspectateur s’imaginer une suite, mais cette scène dans le film n’aura pas d’importance. D’ailleurs, il laissera encore par la suite le téléspectateur décider d’une suite à leur envie. Avec ce début de film, on s’attend à une suite plutôt dure, brutale, triste... Alors qu’en fait, ce sera un film qui va en quelque sorte adoucir la réalité comme par exemple quand les policiers vont trouver dans le conteneur les immigrés... Avant de l’ouvrir, le réalisateur laisse place au suspense, on s’attend à ce que ce soit un carnage. La sécurité est là, la Croix Rouge, le commissaire.. Et quand on ouvre, on découvre des personnes calmes, qui ne sont pas amaigries, un jeune enfant qui dort tranquillement... En réalité, on aurait surement découvert des cadavres, des gens maigres, agités, qui ont peur...

Ensuite, le jeune garçon, Idrissa, va prendre la fuite, les gens ne vont pas lui courir après... Il est recherché mais il ne se cache pas vraiment quand il va vivre chez Marcel Marx. Plusieurs fois, il va s’ échapper et s’en sortir... A la fin aussi, le réalisateur va nous laisser imaginer si Idrissa va bien arriver à Londres, et retrouver sa mère...

Le Havre raconte une très belle histoire qui m’a beaucoup plu et qui aurait pu être touchante mais le jeu des acteurs n’est pas tellement adapté. Ils ne montrent aucune émotion.