Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Certains l'aiment chaud

Billy Wilder - Etats-Unis - 1959

Critique publiée par Neisco - le 30/03/2017
Seconde C / Lycée Curie, Concours Saint-Lô,
Verrier/Curie/Follain

Note de la classe (0 vote)


Nombre de visite : 1

Critique Certains l’aiment chaud

Critique : Certains l’aiment chauds

Témoins d’un règlement de compte perpétré par la Mafia, deux musiciens de Chicago, Joe(saxophoniste) et Jerry(contre-bassiste), réussissent à échapper à la police et se retrouvent à chercher du travail.
Jerry est attirée par l’idée de jouer, déguisé, dans un orchestre de femmes à Miami pour 3semaines en Floride . Mais Joe est refuse, préférant aller assurer un contrat d’une soirée dans un bal à 160 kilomètres. Il emprunte sa voiture à la secrétaire de l’impresario, mais quand ils arrivent au garage ils sont témoins de l’assassinat de Charlie Cure-Dents et sa bande par la bande de Colombo Spats.
Joe et Jerry doivent alors fuir Chicago et finissent par accepter le contrat de 3semaines en Floride au sein d’un orchestre féminin et se déguisent en femmes. Joe devient Josephine et Jerry, Geraldine, mais finira par s’appeler lui même Daphne. Ils rencontrent Sugar Kane Kowalczyk et tous les deux en tombent amoureux.

Certains l’aiment chaud est un vrai faux film de gangster mais plus une comédie. On peut comprendre tout de suite cela grâce directement à la première scène du film, un cercueil qui contient un gros stock d’alcool, des armes cachés dans un faux plafond dans le corbillard ou dans un caddie de golf, un gâteau d’anniversaire où un tuer est caché, une boutique de pompes funèbres sert de tripot illégal où le café a un étrange goût de whisky. Des réunions de la Mafia qui ce passe lors d’une convention des amis de l’opéra italien. Beaucoup de détails qui nous rappellent que nous sommes bien dans une comédie et non dans un film de gangster.
Certaines de caricatures y sont présentes, par exemple sur la plage, Daphné imite la féminité en gesticulant de manière efféminée, aux niveaux des personnages masculins, la femme est d’abord destinée au plaisir, aux niveaux aussi de leurs voix complètement fausses.
Dans une scène dans le train, Joe est entouré de femmes, il tire sur l’arrêt d’urgence du train, pour faire la comparaison sexuelle que il reste un homme malgré son adoption d’image de femme.
Le film est basé plutôt sur une comédie qui critique l’image des femmes à cette époque, on y intègre le monde gangster pour appuyer la masculinité et différencier les deux genres.

Pour conclure, ce film est basé sur le jeu d’apparences, le vrai et le faux, cette notion de faux-semblant de supercherie et de mensonges qui en sont le moteur de l’action.