Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Certains l'aiment chaud

Billy Wilder - Etats-Unis - 1959

Critique publiée par Emmaka - le 30/03/2017
Seconde C / Lycée Curie, Concours Saint-Lô,
Verrier/Curie/Follain

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Critique Certains l’aiment chaud

Wouah ! Le film Certains l’aiment chaud un film américain réalisé par Billy Wilder est sorti en France en 1959. Il a été classé premier par les Américains comme le film le plus drôle du XX . Si vous ne l’avez pas encore vu, il est temps d’aller le voir, il est absolument magnifique ! J’ai adoré ce film ! Il m’a beaucoup faire rire notamment par la situation des acteurs. Mais je vous en dis pas plus vous le verrez plus tard !
Deux musiciens de jazz au chômage, Joe saxophoniste et Jerry contrebassiste ont été témoins d’un règlement de compte entre gangsters. Pour leur échapper, ils doivent se déguiser en femme. Joe devient Joséphine et Jerry devient Daphné. Ils partent en Floride dans un orchestre féminin et ils tombent tous les deux amoureux d’une ravissante et blonde créature, Sugar, qui veut épouser un milliardaire. Elle est incarnée à merveille par la magnifique Marilyn Monroe qui illumine le film. La scène mythique où elle chante « po po pidou » est gravée dans les mémoires. C’est ainsi qu’ils font tout leur possible pour la séduire.

Tout d’abord, le film et vivant et les acteurs réussissent à nous captiver grâce aux nombreuses scènes de suspense. Quand on regarde le film, on s’imagine plein de chose qui peuvent leur arriver, c’est aussi un moment de stresse pour nous ! À chaque fois qu’on pensait qu’ils allaient se faire démasquer soit par les femmes de l’orchestre soit par les gangsters, Tony Curtis dans le rôle de Joséphine et Jack Lemmon dans le rôle de Daphné faisaient part de beaucoup de ruse. Notamment quand ils sont prêt à partir de l’hôtel et qu’ils décident de s’enfuir par la fenêtre pour ne pas être vus par les filles. Mais malheureusement pour eux, les gangsters les aperçoivent et découvrent qu’ils sont bien les musiciens du garage. C’est à ce moment là que commencent une mise en scène magique. Les gangsters sont à la poursuite des musiciens mais malheureusement pour eux, Joséphine et Daphné font part de beaucoup de ruse. C’est probablement une de ces scènes finales remplis de ruse, de suspense et d’humour qui m’a le plus plu.

Ensuite, Certains l’aiment chaud propose de nombreuses caricatures qui sont pour moi vraiment réalistes et très bien faites. Comme par exemple, les « gueules » des gangsters avec leurs têtes défigurées et les milliardaires qui se trouvent en vacances à Miami car Miami est vu comme une ville les plus riches des États-Unis. Il y a aussi des symboles. La contrebasse qui est vue comme un instrument de fille car elle représente leurs silhouettes. Or, Jerry joue de la contrebasse. Billy Wilder a sans doute voulu montrer que dans le couple des deux musiciens Jerry, soit Daphné joue le rôle de la femme. Puis Joe, soit Joséphine qui par simple féminisation de son prénom, gardant ainsi son côté masculine, joue le rôle de l’homme.

Enfin, j’ai trouvé qu’au fur et à mesure du temps du film le noir et blanc et les sous-titres ne m’ont pas dérangé. Pour un film des années 1950, la mise en scène n’était pas trop lente comparé à d’autres films.
Il y a quelques invraisemblances comme quand les musiciens doivent se déguiser en femmes pour rentrer dans l’orchestre. On n’a là par exemple un moment qui permet de faire avancer le récit car on n’a pas vu où ni comment ils ont trouvés ces affaires. Mais malgré ces erreurs de mise en scène, le rythme du film accompagné des musiques les font oublier. L’histoire pleine de rebondissement est en plus pas du tout compliquée à comprendre.

En conclusion, Certains l’aiment chaud est une perle du cinéma américains. C’est une œuvre sensible, intelligente et entraînante ! Même si le film à vieillit il contient le charme des films des années 50. Un grand classique du Septième Art à ne pas louper. Je vous conseille grandement de le regarder !