Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Les Combattants

de Thomas Cailley - France - 2013

Critique publiée par poireau - le 26/12/2016
Seconde 505 / Le Verrier, Concours Saint-Lô,
Verrier/Curie/Follain

Note de la classe (0 vote)


Nombre de visites : 14

Les Combattants, un combat de genres.

En 2014, Thomas Cailley nous fait découvrir son premier long-métrage : Les Combattants. Thomas Cailley est un réalisateur de 36 ans. Ce film met en scène deux jeunes acteurs : Adèle Haenel (ancienne nageuse au physique assez imposant, jouant dans plusieurs autres productions) et Kevin Azaïs ( c’est son premier grand rôle). Cette œuvre raconte l’histoire de deux pré-adultes qui se rencontrent de façon improbable et qui apprennent à s’apprivoiser malgré leurs différences physiques et morales. C’est a priori un film grand public étant donné que le scénario peut toucher tout âge. On peut trouver des éléments d’un teen movie (film mettant en scène des ados) avec Arnaud et Madeleine mais surtout avec les deux amis d’ Arnaud, Xavier et Victor qui sont des ados « typiques », un peu naïfs et qui sont intéressés par les filles. On trouve également des éléments humoristique avec encore Victor et Xavier et des phrases comme « si c’est ça les meufs cette année, merci et vive la France ». Les adultes peuvent réfléchir avec certains moments assez philosophiques, qui nous font méditer sur la vie. Mais aussi avec Madeleine plutôt mature pour son âge, alors que Arnaud commence à devenir mature grâce à Madeleine même si avec Xavier et Victor il reste adolescent. Les animaux ont une place importante, ils ne sont pas là pour adoucir l’image mais on peut voir ça comme une comparaison avec les personnages : un furet égaré dans une piscine pour Arnaud, deux poussins congelés dans un micro-onde pour Madeleine et Arnaud ou encore un chien en muselière dans une station service qui peut renvoyer au personnage de Madeleine. Les plans, bien tournés, peuvent nous donner des indications sur les personnages comme dans la première scène après le générique où on suit Arnaud en plan séquence ou bien après qu’Arnaud quitte Madeleine pour retrouver ses amis pour un bain en mer où on sent que l’image reste en suspens. On filme beaucoup l’horizon suivant la situation des personnages ( froide, électrique, amicale....). Les couleurs reflètent également les personnages avec des tons froids au début notamment avec la scène d’ouverture avec des contrastes tirant sur le bleu mais au fil du film les couleurs se réchauffent. On peut noter que le long-métrage est principalement tourné en situation de beau temps, avec du soleil. Et donc les couleurs n’agressent pas les yeux, elles sont douces. Tout ce mélange, entre jeu des acteurs bien interprété, en passant par les coloris et par le son bien en relation avec les images, forment une bonne œuvre cinématographique pouvant appartenir à plusieurs genres.Il est intéressant de le voir ne serait-ce que pour le scénario aussi bien que pour les acteurs qui forment un beau duo.
Poireau