Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Le Havre

Aki Kaurismäki - France - 2011

Critique publiée par Toad - le 26/05/2016
Seconde 502 / Le Verrier, Concours Saint-Lô,
Verrier/Curie/Follain

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Le Havre : Un parfum de nostalgie

L’histoire se déroule au Havre, "Marcel Marx" est cireur de chaussures et il a quelques embrouilles avec le gouvernement.
Il vit joyeusement avec sa femme "Arletty" jusqu’au jour où elle tombe malade et est obligée d’aller à l’hôpital.
Au même moment, un conteneur rempli de migrants est retrouvé par des policiers dont "Monet". Un des jeunes migrants nommé "Idrissa" parvint à s’enfuir et fait la rencontre de "Marcel".

Le Havre est un film avec une très grande originalité dans sa réalisation. On peut notamment voir un décalage entre des éléments du passé et du présent. Tout ce qui appartient au présent est plus froid et plus austère que les éléments du passé, par exemple, la police (leurs véhicules, leurs équipement, leurs armes sont très modernes) ne semble pas "accueillante", au début le G.I.G.N s’apprête même à tirer sur un enfant sans faire preuve d’humanité.

Tout les personnages principaux du film sont des marginaux même "Monet", et il parait plus "humain" que les autres policiers. Les marginaux semblent être tout droit sorti du vingtième siècle (l’intérieur de la maison de "Marcel Marx" fait très années 50, les voitures semblent être celles des années 70,"Little Bob" aussi fait ressentir les années 70...)

Le jeu d’acteur est très spécial, pour ne pas dire mauvais mais c’est clairement fait exprès cela fait très "théâtrale", on peut dire que c’est du "faux-jeu". Ce "faux-jeu" et la façon de filmer (filmer de face un personnage qui parle lors d’un dialogue) fait encore une fois ressentir le passé, on à l’impression d’avoir à faire aux premiers films parlants, c’est-à-dire dans les alentours des années 20/30.
Le scénario en lui-même est très banal, il est plus prétexte à donner une ambiance, certaines répliques n’ont pas vraiment de sens en elle-même : "Vous devez me croire, parce que j’ai les yeux bleus" alors que "Marcel" n’a même pas les yeux bleus. En soit, ce jeu d’acteur et ce scénario peut rendre le film très déconcertant voire ennuyant.