Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Enfance clandestine

de Benjamín Avila - Espagne/ Argentine/Brésil - 2013

Critique publiée par webmestre - le 05/05/2014
Premiere ES 2, LGT Salvador Allende,
Hérouville-Saint-Clair

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2ème prix concours Cinecritica 2014 pour le Calvados : Lise Moutier et Camille Beaudou

No te traiciones a ti mismo

“¿Quién soy yo ?” Esta es la pregunta que nos atormenta a todos en la vida. También es el tema de la película de Benjamín Ávila Infancia clandestina (2012). El director, también guionista con Marcelo Müller, nos ofrece una historia inspirada en su propia vida en la Argentina controlada por el dictador Videla a finales de los años 70. Con sus padres Montoneros (guerrilleros que intentan restablecer la democracia) seguimos la vida de Juan (Teo Gutiérrez Romero), obligado a mentir sobre su nombre y apellido a fin de cumplir su “misión” y a convertirse en Ernesto, en homenaje a Guevara. En este mundo de escondites, este niño intenta saber quién es, ayudado por su tío Beto, perfectamente interpretado por Ernesto Alterio.
Hay efectos logrados como el uso del dibujo que mezcla el pasado y el presente, reflejando la confusión de Juan durante las escenas violentas y tristes, como también la utilización de los primeros planos y de la amplificación sonora de la respiración jadeante del protagonista para traducir su angustia. Pero estos efectos, utilizados al exceso, se vuelven a veces un poco pesados.
Sin embargo, sentimos el lado real y humano de esta historia, nos sentimos cerca del director y entendemos su experiencia. El guion es original y sorprendente y trata de manera justa un tema serio y mal conocido. Además, como un relato de iniciación, seguimos con ternura la historia de amor de Juan. Algunas escenas tienen mucha fuerza como la del teléfono, cuando Juan quiere llamar a su amiga María y su madre se pone furiosa y casi violenta. Las situaciones cotidianas se vuelven surrealistas.
Infancia clandestina merece nuestra atención por el interés histórico de un periodo que desconocíamos pero también por el valor universal de las interrogaciones de Juan. Además, todos conocemos a un tío Beto o a una María.
Para saborear como manís de chocolate…

Ne te trahis pas toi-même(traduction française

Qui suis-je ? Voici la question qui nous tourmente tous dans la vie. C’est aussi le thème du film de Benjamin Avila Infancia clandestina (2012). Le réalisateur, scénariste du film avec Marcelo Müller nous offre une histoire inspirée de sa propre vie dans l’Argentine contrôlée par le dictateur Videla à la fin des années 70. Accompagné de ses parents Montoneros (guerrilleros qui essaient de rétablir la démocratie), nous suivons la vie de Juan (Teo Gutiérrez Romero) obligé de mentir sur son prénom et son nom dans le but d’accomplir sa mission et de devenir Ernesto, en hommage à Guevara. Dans ce monde de dissimulation, cet enfant tente de savoir qui il est, aidé par son oncle Beto, parfaitement interprété par Ernesto Alterio.
Certains effets sont une réussite comme l’utilisation du dessin qui mêle passé et présent pour évoquer la confusion de Juan durant les scènes violentes et tristes, comme l’utilisation des gros plans et de l’amplification sonore de la respiration haletante du protagoniste qui traduisent son angoisse. Mais ces effets, utilisés à l’excès, deviennent parfois un peu pesants.
Cependant, nous sentons le côté humain et réel de cette histoire, nous nous sentons proches du réalisateur et nous partageons son expérience. Le scénario est original et surprenant et traite avec justesse un thème sérieux et mal connu. De plus, tel un récit initiatique, nous suivons avec tendresse l’histoire d’amour de Juan. Certaines scènes ont beaucoup de force comme celle du téléphone quand Juan appelle son amie Maria et que sa mère devient furieuse et presque violente. Les situations quotidiennes deviennent surréalistes.
Infancia clandestina mérite notre attention pour l’intérêt historique d’une période que nous ne connaissions pas mais aussi pour la valeur universelle des interrogations de Juan. D’ailleurs, chacun d’entre nous a dans sa vie un oncle Beto ou une Maria.
A savourer comme des cacahuètes au chocolat...