Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Tous au Larzac

Christian Rouaud - France - 2011

Critique publiée par AlexLebos - le 16/05/2014
STS1C, LGT Paul Cornu,
Lisieux

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Tous au cinéma !

Le film que nous allons aborder est un documentaire français intitulé « Tous au Larzac » réalisé par Christian Rouaud.

Ce film met en scène plusieurs intervenants : Pierre Burguière, Christiane Burguière, Léon Maillé, Michèle Vincent, Pierre Bonnefous, Marizette Tarlier, Michel Courtin, José Bové, Christian Roqueirol.

Nous constatons qu’il est quand même peu fréquent d’aller visionner un documentaire au cinéma, c’est contre les mœurs. L’ originalité du film est que l’histoire du Larzac n’a jamais été auparavant retranscrite sur grand écran. Pour les plus jeunes, l’histoire du Larzac est inconnue, il est donc audacieux mais intéressant de faire un documentaire sur ce sujet pour permettre aux jeunes de connaître les histoires du siècle dernier.

Le documentaire raconte l’histoire du Larzac de 1970 à 1981. Les paysans ne voulant pas quitter leurs terres pour l’extension d’un camp militaire, des manifestations pacifiques vont être mises en place pour faire connaître leur lutte en France mais aussi dans le monde. Ce film retrace la lutte entre paysans et militaires sous ordre de l’État.

Dès le début de la diffusion, nous constatons qu’il s’agira d’un documentaire car il est introduit par un témoignage et des archives. Les scènes les plus marquantes sont celles des manifestations et des affrontements face à l’armée française. Le film se termine par l’élection de Mitterrand qui avait promis l’arrêt total de l’extension du camp. Les paysans ont donc gagné leur lutte contre l’État.

Les plans du film sont très classiques, simples. Les lieux ne sont pas très variés, les seules fois où nous allons à Paris c’est avec des vidéos d’archives. Les musiques ne sont pas nombreuses, la plupart sont d’origine bretonne, ce qui est surprenant pour parler du Larzac.

L’inconvénient de ce documentaire, c’est qu’il prend parti pour les paysans, nous n’avons que leur point de vue et leur ressenti mais nous n’avons aucun témoignage de militaires pour avoir le point de vue de la partie opposée.

Pour conclure, le documentaire est assez lent et redondant, les personnages ne changent pas ni les lieux.