Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Certains l'aiment chaud

Billy Wilder - Etats-Unis - 1959

Critique publiée par MelanieC - le 27/04/2017
Première COMV-BMA, LP Paul Cornu,
Lisieux

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Confusion du genre, confusion des genres.

Certains l’aiment chaud ( Some like it hot) est une comédie romantique américaine, en noir et blanc, de Billy Wilder, sorti en 1959 avec comme acteurs principaux Tony Curtis ( Joe/ Joséphine ), Marilyn Monroe ( Sugar Kane Kowalczyk) et Jack Lemmon (Jerry/ Daphné).

Joe et Jerry sont deux modestes musiciens de Jazz. Ils assistent par hasard a un règlement de comptes entre gangsters. Pour leur échapper, ils se déguisent en femmes et intègrent un orchestre féminin en route vers la Floride. Ils tombent tout les deux sous le charme de la chanteuse de l’orchestre, Sugar, qui va vite rendre la situation insoutenable.

Billy Wilder a également réalisé Assurance sur la morte en 1944 et Boulevard du crépuscule en 1950, qui sont des films noirs américains. Ici, en revanche, il nous présente une comédie rafraîchissante, aux situations drôles et décalées avec des personnages attachants campés par de très bons acteurs.

On se plaît à suivre les aventures de ces deux travestis très bien interprétés par le duo Curtis-Lemmon, auxquels vient se greffer entre autre une Marylin Monroe un ton en-dessous, bien que raccord avec son personnage. Globalement, le potentiel comique de cette histoire est bien exploité, même si l’évolution des mœurs fait que et ce qui paraissait improbable et cocasse à l’époque ne choque plus grand monde aujourd’hui. D’autre part, le scénario traverse parfois quelques creux avec des scènes à rallonge à l’image. Et, bien que la mise-en-scène soit réussie, sans être extraordinaire, on peut se questionner sur l’intérêt des intermèdes musicaux, qui s’apparentent plus à des passages promotionnels pour Monroe.

Pour conclure, ce film met donc en scène le jeu du vrai et du faux, le jeu des apparences à tous les niveaux (genres cinématographique, jeux de mots, objets, déguisements, identités, motivations des personnages) et suppose que toutes relations sociales ou sentimentales fondées sur la séduction recèlent une part de mensonge.

Certains l’aiment chaud reste un film a découvrir ne serait-ce que pour votre culture cinématographique ainsi que la magnifique chute de ce film qui reste incontournable.