Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Timbuktu

de Abderrahmane Sissako - France/Mauritanie - 2014

Critique publiée par Kyrsope - le 27/03/2015
Seconde 5, Lycée Marcel Gambier,
Lisieux

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Timbuktu " Toujours tenir tête.."

Timbuktu, un film où même le foot est interdit !
Si un simple jeu de ballon est interdit, qu’est-ce qui ne l’est pas ?

C’est un film réalisé par Abderrahmane Sissako, en 2014, avec pour personnage principal Kidane, un père Touareg, qui vit dans le désert avec sa femme et sa fille, et un enfant « adopté » qui surveille leur troupeau de vaches, ils vivent non loin d’un village malien capturé par les djihadistes. L’enfant qui était chargé de surveiller les vaches a un souci avec l’une d’elles, qui se dirige vers les filets d’un pécheur. Celui-ci, furieux, tue la vache nommée « GPS ». Le père, furieux, à son tour tue celui-ci avec son pistolet sans le vouloir. Il sera arrêté puis condamné à mort, sans revoir sa femme et sa fille et leur dire au-revoir.
Nous avons une succession d’événements entre son arrestation et le moment où il est conduit à l’endroit où il sera tué. Le film n’est pas centré que sur Kidane et sa famille, mais sur beaucoup d’événements, sur le village soumis aux interdits et à la loi des djihadistes.
Le film suscite une sorte de révolte en nous en nous montrant des personnes traitées d’une telle façon, interdits de tout divertissement, obligés à certaines choses, comme porter des gants pour les femmes, retrousser les pantalons pour les hommes, pas de foot, pas de musique ni de chant (mis à par les chants religieux), interdiction de fumer, porter des chaussettes...
Les scènes les plus marquantes sont celles où les personnes se font torturer, fouetter, pour finir par être tuées.. comme lors de la scène de lapidation,
Nous savons que cela se passe encore actuellement, et que cela s’est déjà déroulé, ce film n’est que la représentation cinématographique de Tombouctou, ville qui fut déjà prise par les djihadistes, et dont les villageois ont vécu la même chose que dans le film.
Pour autant, le film nous montre les djihadistes comme des êtres à la fois tyranniques, compréhensifs mais aussi comiques et ridicules, ce n’est pas la vision qu’en ont les gens.
Dans Timbuktu, les djihadistes viennent de tous pays, et ne savent même pas ce qu’ils font tous ici, certains ne parlent pas l’arabe, ou dans le cas du film, la langue des villageois, il y a une incompréhension entre eux du fait de leur différence de langue et d’origine. Le spectateur ne comprend pas toujours lui non plus, car on passe du français à l’arabe, en passant par l’anglais et je ne sais quelle autre langue. On peut observer deux visions de l’Islam différentes : celle des djihadistes et celle de l’imam. Ils font aussi contraste avec l’ancienneté du village et leur technologie (voitures neuves, ordinateurs, téléphones armes..)
Des questions que le spectateur peut se poser, tout d’abord : Comment se comprennent-ils ? Avec les villageois ? Et puis pourquoi des personnes sont tuées pour des raisons inconnues ? Et la fin ?
Personnellement je n’ai pas vraiment apprécié ce film, toutes les questions ci-dessus sont des questions que je me pose moi même, je n’ai pas compris le film, ou plutôt la fin du film, qui fait se poser encore plus de questions au spectateur : Que va-t-il leur arriver ?? Certaines morts et certaines interdictions ne sont pas du tout compréhensibles, peu d’informations sur les condamnés à mort.

Bagard Stanislas 2nd5 Marcel Gambier