Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Timbuktu

de Abderrahmane Sissako - France/Mauritanie - 2014

Critique publiée par ilvan - le 04/03/2015
Seconde 5, Lycée Marcel Gambier,
Lisieux

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Timbuktu

NE JAMAIS RENONCER

Ce film fait référence aux faits récents qui se sont passés dans le nord du Mali en 2013. Le Mali était coupé en deux zones : la zone nord occupée par des rebelles djihadistes et l’autre partie par le reste de la population malienne. Comme ce film l’explique, certains de ces rebelles ne sont même pas convaincus de ce pour quoi ils sont allés faire le djihad. Un exemple, au moment où les rebelles rentrent dans la mosquée armes à la main et chaussures au pieds, ils disent vouloir faire passer un message mais l’Imam de la mosquée rejette leurs propos et ne les considère pas comme de vrais musulmans car il font le mauvais djihad et c’est alors que l’Imam leur répond que lui aussi pratique le djihad mais le bon et intérieurement. Il demande après aux djihadistes de quitter la mosquée ce qu’ils font juste après.
Les habitants de ce village sont soumis à plusieurs interdictions :
- pour les femmes, le port de gants et de chaussettes est obligatoire, une partie du film insiste sur la fait qu’une vendeuse de poissons refuse de porter des gants car comment vendre du poissons avec des gants ? Un des policiers qui l’ont interpellé lui dit qu’elle n’a pas le choix, alors à partir de ce moment la vendeuse craque et tend un couteau au policier pour qu’il lui coupe les mains , c’est un geste très courageux de résistance. A ce moment une amie de sa mère arrive et lui demande d’arrêter, la vendeuse refuse. Elle lui dit qu’elle en a assez : déjà les chaussettes et maintenant les gants.
- il y a aussi un moment où la police islamique arrive et ordonne à un vieil homme de retrousser son pantalon celui ci essaye mais ne réussit pas étant donné que le pantalon est large alors il l’enlève et rentre chez lui en short.
- Le football, la musique, la danse sont interdits sous peine de passer devant un "tribunal" où les peines vont de coups de fouet à la mort.

Ce film d’origine Franco-mauritanienne est réalisé par Abderrahmane Sissako.Il nous fait comprendre ce qu’ont subi et ce que subissent les populations maliennes avec différentes langues étrangères ainsi que différents paysages ce qui rend ce film plus réaliste. Ce film est du genre dramatique car au début il y a une famille réunie et à la fin un fille orpheline qui a perdu ses parents qui se sont fait abattre, elle cherche ses parents morts désespérément dans le désert. J’ai trouvé ce film très intéressant car il démentit tous les préjugés que se font ceux qui stigmatisent le fait d’être musulman. Il était bien monté avec des musiques traditionnelles maliennes comme celle au début du film.