Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Combattants (Les)

de Thomas Cailley - France - 2013

Critique publiée par Nina50 - le 15/05/2017
Première bac pro MS, LP Jean Mermoz,
Vire

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Une question de survie

Après la mort de leur père, Arnaud et son frère reprennent l’entreprise familiale. L’été s’annonce tranquille pour Arnaud jusqu’au jour où il rencontre Madeleine, une jeune femme belle à la carrure d’un bloc de muscles. Son obsession : la fin du monde (pollution, réchauffement climatique, surpopulation). Elle décide donc de participer à un stage commando pour intégrer les parachutistes. Par amour, Arnaud décide de la suivre, ne sachant pas ce qui l’attend. L’amour et la survie feront place à un grand parcours du combattant.

Thomas Caillet décide d’inverser les rôles de la société en général, en représentant Madeleine par la force, une sorte de robot (surhomme) qui ne ressent aucun sentiment et Arnaud qui incarne la gentillesse, par la douceur et la sagesse. C’est lui qui va permettre à Madeleine d’oublier son côté pessimiste et de réapprendre à vivre. Courage, dévouement, esprit d’équipe sont des règles de vie primordiales dans l’armée. Madeleine ne possède guère ces qualités et va les acquérir au fur et à mesure de l’histoire. Arnaud va lui apprendre « à ne rien faire », cela semble anodin, mais en réalité c’est aussi dur pour la jeune femme que de demander de faire 10 pompes à un enfant de 8 ans.
La fin du film est mal amenée, on ne s’attend pas à un échec, qui au final les aura rendu plus forts et leur permettra de mieux réussir une prochaine fois.
Finalement, l’homme reprend sa place d’homme et Madeleine sa place de femme ; le début est donc ironique. La force n’est pas si forte que ça, c’est l’union qui fait la force, ou peut-être l’amour, ou les deux ...