Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Mateo

Maria Gamboa - Colombie - 2014

Critique publiée par webmestre - le 03/05/2016
Seconde BACHIBAC, Lycée Charles de Gaulle,
Caen

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2ème prix du concours Cinécritica 2016 pour le Calvados : Rosemonde Culie

Cuando se abre la puerta a la esperanza, todo es posible.

Así resuenan las palabras de David, el párroco, como mensaje transmitido por el primer largo metraje de María Gamboa. Con un guion sencillo y despojado de la violencia directa a la que nos habían acostumbrado las películas colombianas, la cineasta ofrece un tratamiento original de un tema candente en una nación corrupta donde mafias imponen su ley y alejan a la juventud de un porvenir esperanzador. En esta parábola moderna, donde se mezclan tanto lo romántico como lo dramático, la ciudad de Barrancabermeja se convierte en metáfora de la actual Colombia y Mateo, el joven héroe de nombre bíblico, se vuelve alegoría de una juventud perdida en busca de nuevas vías de salvación. Aunque la cineasta ofrece un anclaje directo en una realidad acuciante, su estilo no es exento de poesía. Por la magia del teatro, el joven sicario pretencioso pasa a hombre sencillo y honesto y la maravillosa escena del porté o la de la bombilla que intercambian los jóvenes, con fuertes cargas visuales aunque sin artificios, acompañan el proceso de transformación del héroe y reflejan la necesidad de hacer frente juntos. ¿No sería el arte un arma eficaz para luchar contra la opresión ?
El juego sin pretensión de los actores, profesionales o poco experimentados, alimenta el realismo de la trayectoria de Mateo confiriéndole a la película aspectos de documental. No nos ha escapado lo pintoresco de la escena del mercado solidario desarrollado por mujeres cuya trayectoria sigue un camino paralelo a la de Mateo.
La manera maniquea de tratar la conversión del sicario en un hombre cumplido puede percibirse como una torpeza por parte de la cineasta. Sin embargo, esta perspectiva simplista procura una emoción profunda y nos permite identificarnos con fuerza con los personajes. Quizás la película falte de audacia pero se trata del primer largo metraje de María Gamboa y, podemos considerarla como una obra muy prometedora del porvenir de la cineasta.

Traduction française

Quand la porte s’ouvre sur l’espoir, tout est possible

C’est ainsi que résonnent les propos de David, le prêtre du film, tel un message transmis par le premier long métrage de María Gomboa. Avec un script simple et dépouillé de la violence à laquelle nous avaient habitué les films colombiens, la cinéaste nous propose un traitement original d’un thème brûlant au sein d’une nation corrompue où les mafias imposent une loi sans pitié et éloignent chaque fois plus la jeunesse d’un avenir porteur d’espoir. Dans cette parabole moderne, ou se mêlent la romance et le drame, la ville de Barrancabermeja devient la métaphore de l’actuelle Colombie, et Mateo, le jeune héros au prénom biblique, une allégorie de la jeunesse perdue à la recherche de portes de secours. Bien que la cinéaste offre un ancrage direct dans la réalité brûlante, son style n’est pas exempt de poésie. Grace à la magie du théâtre, un jeune sicario prétentieux devient un homme simple et honnête et la magnifique scène du porté ou bien encore celle de l’ampoule que les jeunes se font passer, sans artifice mais pleines de puissance visuelle, accompagnent la transformation du héros et traduisent la nécessité de faire front dans l’union. L’art ne serait-il pas une arme efficace pour lutter contre l’oppression ?
Le jeu sans prétention des acteurs, certains professionnels, d’autres simples amateurs, nourrit le réalisme du film et lui confère des aspects de documentaire. Le côté pittoresque du marché solidaire développé par les femmes ne nous aura pas échappé.
Le traitement manichéen de la conversion du jeune sicario en homme accompli peut être perçu comme une maladresse de la part de la cinéaste. Cependant, cette perspective simpliste nous permet de mieux nous identifier aux personnages. Peut-être que le film manque d’audace mais il s’agit du premier long métrage de Maria Gamboa et on peut alors le considérer comme prometteur de l’avenir de la cinéaste.